2.

Pour garantir une formation de qualité

« Personne n’a jamais fait faillite parce qu’il dépensait trop en formation. »
Tom Peters, auteur de l’un des plus grands succès de la littérature du management

Selon les enquêtes internationales PISA, le niveau des écoles en Suisse est considéré comme excellent. A la sortie de l’enseignement obligatoire, 65% des jeunes s’orientent vers la formation professionnelle qui, elle aussi, est également applaudie. Des évaluations mettant en avant le dynamisme de cette filière ont démontré la qualité du système de cette formation (SwissSkills, EuroSkills, WorldSkills). D’ailleurs, de nombreux pays la France, les Etats-Unis et la Chine, s’intéressent à notre manière de former. Avec un monde en constante évolution et de nouvelles compétences requises, la Suisse doit rester concurrentielle et continuer à offrir une formation de qualité, à tout âge.

2.1

Pour promouvoir une formation de base et professionnelle solide

Le choix d’un métier évolue en fonction des envies et de la motivation. Le choix de la formation professionnelle pour les jeunes implique une intégration directe dans le marché du travail. Cette formation privilégie l’équilibre entre théorie et pratique. Afin d’offrir toujours des perspectives d’avenir à nos jeunes, il est important de développer l’offre en matière de formation professionnelle et maintenir ce niveau actuel exemplaire.

C’est pourquoi je m’engage à :

Développer des cours d’appui spécifiques pour les apprentis (en plus des cours appui « école » et cours appui « commune », souvent orientés vers la Culture Générale)

Apporter un soutien dans les domaines techniques. Exemple : Le Projet AFBAT – projet de soutien privé pour les apprentis des entreprises de l’enveloppe du bâtiment

Favoriser des projets tels que « Penser et agir en entrepreneur », projet de sensibilisation des apprentis afin de favoriser la reprise de PME (environ 60 000/70 000 PME sur le marché, ces prochaines années). Il convient de souligner ici que le Valais est canton pilote pour la Suisse romande.

Mieux soutenir des associations ou des métiers qui disparaissent (par ex. constructeur d’appareils industriels,) qui sont remplacés, voire supprimés (par exemple : gestionnaire du commerce de détail) ou qui peinent à recruter (par ex. cuisiniers ou plâtriers-constructeurs à sec).

2.2

Pour développer de nouvelles offres adaptées à l’évolution des besoins et des technologies (4.0, digitalisation)

La formation doit s’orienter davantage sur les compétences et les connaissances nécessaires dans l’économie numérique, d’où l’importance d’adapter le système éducatif, les formations initiales, les formations continues, mais aussi les équipements. Il convient donc de parler d’un apprentissage tout au long d’une vie et d’actualiser les compétences en continu.

Les programmes de formation enseignés dans les écoles professionnelles tendent à intégrer ces nouvelles manières de travailler afin d’être vraiment en adéquation avec le marché actuel du travail. En effet, dans de nombreux domaines, nos PME, notre poumon économique, changent et leurs modifications impliquent des ajustements dans les formations. En respectant bien sûr les ordonnances fédérales, ces adaptations permettront aux apprentis d’évoluer dans un environnement professionnel de qualité et d’avoir la possibilité, pour les jeunes motivés, passionnés et désireux d’en faire plus, de poursuivre des formations supérieures du type brevet, maîtrise ou diplôme HES. La majorité des patrons de nos entreprises valaisannes ont d’ailleurs suivi de tels cursus.

C’est pourquoi je m’engage à :

Proposer de passer vraiment des engagements verbaux à des réalisations concrètes. Les messages et les promesses dans ce domaine sont nombreux, mais la réalité du terrain nous démontre qu’un grand chemin doit encore être effectué.

Offrir des « moyens » et des « aides » techniques. Dans ce domaine, la présence et le soutien de spécialistes, d’informaticiens, de didacticiens … offriraient un encadrement apprécié et permettraient le développement de projets qui ne demandent qu’à éclore

2.3

Pour garantir l’accès à la formation tout au long de la vie et la réinsertion professionnelle

Il faut accentuer les formations de rattrapages et les formations continues. Il s’agit d’une responsabilité générale de la société qui se doit d’améliorer encore le niveau de formation des collaborateurs et de diminuer ainsi les risques de licenciements.

L’accès à la formation tout au long de la vie permet également aux personnes, notamment les femmes ayant choisi de se consacrer pleinement à la vie familiale, mais aussi les jeunes en rupture lors de périodes plus difficiles, de pouvoir se réinsérer professionnellement. Il y a lieu de favoriser les formations par validation d’acquis ou de développer encore plus les AFP (attestation fédérale de formation professionnelle).

La mise en place et le développement de ce genre de formations apportent véritablement une cohésion sociale. En évitant au maximum les disparités et en proposant à chacun une formation adaptée à ses capacités et à ses envies, la société a tout à gagner.

C’est pourquoi je m’engage à :

Mettre en avant et développer encore plus toutes les formations qui proposent des validations d’acquis. Ces formations permettront encore plus des réorientations ou des reclassements professionnels.

Soutenir les formations de type AFP qui proposent un enseignement adapté à des personnes plus manuels et souvent, moins scolaires. Une (re)valorisation de ces formations proposerait un vrai métier et offrirait encore plus de chance d’épanouissement professionnel à des jeunes, mais aussi à des adultes pour qui la scolarité n’a jamais été un long fleuve tranquille

Carole Furrer © 2019 / info@carolefurrer.ch