3.

Pour préserver notre environnement de façon durable

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » (définition de l’ONU de 1987).

Le développement durable est une conciliation entre environnement, social (humain) et économie. Ce n’est pas que l’écologie ou la protection de l’environnement, c’est un équilibre à trouver entre ces trois aspects. 

Voici 3 thématiques prioritaires pour lesquelles tant l’aspect social que l’économie valaisanne ne sont pas oubliées, bien au contraire…

3.1

Promouvoir une production locale et une consommation respectueuses de l’environnement

La part de l’agriculture dans la production de gaz à effet de serre (principalement CO2) en Suisse est d’un peu moins de 20%. Mais l’alimentation en général représente presque le 30% de la charge environnementale en CH (https://www.meschoixenvironnement.ch/mes-choix-alimentation/), encore plus que la mobilité.

Sans parler du fait que consommer de la viande et du poisson ont un impact bien plus important sur l’environnement que les fruits et légumes, « -90% des coûts environnementaux du panier alimentaire [peuvent être économisés] si les produits sont consommés dans un périmètre de moins de 20 km de leur lieu de production (estimation Grande Bretagne). » (https://www.meschoixenvironnement.ch/mes-choix-alimentation/)

Selon ce même site, rédigé par Conférence des chefs des services cantonaux de la protection de l’environnement, il existe un potentiel de diminution de la charge environnementale de 11% en évitant le gaspillage alimentaire dû au consommateur (-23% en tenant compte de toute la chaîne, y compris production et grands commerces).

C’est pourquoi je m’engage à :

La mise en place de clés de compréhensions simples pour les consommateurs lors de leurs achats (étiquette énergétique sur les produits, selon leur production, transport, élimination, etc.)

Favoriser les produits de saison

Favoriser les commerces de proximité qui font l’effort de mettre en avant les produits de nos agriculteurs, les produits régionaux

La sensibilisation : passer d’une consommation de quantité à une consommation de qualité !

Donner des priorités en matière de déchets : mieux vaut agir à la source par une diminution du suremballage, plutôt que se focaliser uniquement sur les sacs en plastique

3.2

Favoriser les énergies propres

De 2000 à 2017, la consommation finale d’énergie par habitant en Suisse a diminué de 16%.

Le Valais a un rôle prépondérant à jouer dans la production d’énergie « propre » en Suisse, que ce soit par les aménagements hydroélectriques ou les énergies renouvelables (p. ex. solaire).

Quelques chiffres :

Consommation finale d’énergie en Suisse en 2017 (source : OFEN):
Combustibles et carburants pétroliers : 50%
Electricité : 25%
Gaz : 15%
Pour l’électricité seule, 60% vient des centrales hydrauliques (dont 26% centrales au fil de l’eau et 34% centrales à accumulation), 32% des centrales nucléaires et renouvelable uniquement 6%, dont 2% solaire
La Suisse dépend à 80% des autres pays pour son énergie totale.

C’est pourquoi je m’engage à :

Soutenir toute initiative en faveur des économies d’énergie, que ce soit dans l’isolation des bâtiments (imposer des bâtiments qu’ils soient au minimum autonomes au niveau énergétique pour les nouvelles constructions), des campagnes de sensibilisation pour les privés et pour les entreprises

Que la Suisse (re)trouve son rôle de leader en matière d’énergie renouvelable et profiter de l’ensoleillement maximal du Valais

Garantir des redevances hydrauliques raisonnables

Subventionner également les petites productions d’énergie (petite hydraulique, solaire, etc.)

Soutenir la production d’énergie indigène

3.3

Développer la mobilité douce et des transports publics

Afin de mieux saisir les enjeux liés à l’environnement, il convient de rappeler quelques chiffres.

La part des transports dans la production de gaz à effet de serre (principalement CO2) en Suisse est de plus de 30% (32%, sans compter l’aviation internationale – bafu.admin.ch).

La part modale des transports publics ne s’élève qu’à 13% environ des déplacements au niveau Suisse. Le solde est partagé entre les modes doux (marche et vélo) à hauteur de 37% et les transports individuels motorisés à 50% (Chiffres 2015 tirés de OFS / ARE. Etude « La répartition modale du transport de voyageurs en Suisse. Synthèse et enjeux pour les transports publics »).

La part des déplacements en transport public varie entre 0 et 8% dans le Valais romand, tandis qu’elle est bien plus importante dans le Haut-Valais où à la fois l’offre et la sensibilité sont plus importantes.

Alors que la part modale des transports publics n’a augmenté que de 1 à 2 points depuis 2005, les prestations ont sensiblement augmenté depuis 10 ans. Les autorités tablent sur une forte augmentation de la part des transports publics dans les 20 prochaines années.

De manière simplifiée, 3 facteurs principaux entrent dans le choix du transport : la durée, le coût et le confort.

C’est pourquoi je m’engage à :

Une augmentation des cadences des transports publics, notamment aux heures de pointe. Il y a un fort subventionnement de la Confédération et des Cantons mais dépendant du nombre de voyageurs. Une solution envisageable serait de sensibiliser les communes à pré/co-financer une augmentation de l’offre, de manière à attirer des voyageurs supplémentaires, qui permettront, à terme, une plus grande part de subventionnement de la Confédération et du Canton.

Une augmentation du nombre de personnes par voiture (co-voiturage). Même si actuellement ce système n’a pas le vent en poupe en Suisse, une promotion du covoiturage permettrait son intégration progressive dans les mœurs.

Favoriser les voitures à faible consommation, et non pénaliser les conducteurs « obligés » d’avoir des véhicules plus lourds pour leur activité ou par les conditions des routes de montagne.

Carole Furrer © 2019 / info@carolefurrer.ch