1.

Pour soutenir le marché de l’emploi

Soutenir le marché de l’emploi signifie créer de bonnes conditions cadres pour obtenir le plein emploi et le maintien de l’employabilité sur le marché du travail durant toute la durée de la vie professionnelle.

Pour faire face aux mutations structurelles à venir, il est primordial que les entreprises mènent une politique qui tienne compte de l’évolution et apporte un soutien ciblé dans la gestion des transformations professionnelles. La qualité des emplois doit rester à haut niveau.

De plus, étant donné la flexibilité du marché du travail, il est nécessaire d’avoir une politique active de réintégration des chômeurs et les ORP ont un rôle essentiel à jouer.

1.1

Pour renforcer la place des travailleurs plus âgés sur le marché de l’emploi

Le taux de chômage des 50-64 ans est toujours resté inférieur à celui des 25-49 ans depuis le début des années 1990. En revanche, la part des personnes qui restent au chômage pendant plus d’un an augmente nettement avec l’âge. En 2018, la part des chômeurs de longue durée chez les personnes de 55-64 ans était de 63%, contre 46% chez les 40-54 ans, et 33% chez les 25-39 ans.

La durée supérieure à la moyenne de recherche d’emploi et de perception des prestations chez les personnes âgées illustre bien leurs chances plus faibles sur le marché du travail. La probabilité d’être à nouveau actif après une arrivée en fin de droits chute avec l’âge. L’objectif est d’obtenir la réinsertion la plus rapide et la plus durable possible et d’éviter les situations de fin de droits et le chômage de longue durée.

Afin que les travailleurs âgés ne soient pas menacés de déqualification ou de perte d’employabilité sur le marché du travail, la formation continue ou le rattrapage d’une formation de base deviennent donc toujours plus importantes pour faire face aux exigences en mutation du monde du travail.

Le poids des cotisations du deuxième pilier, jugé discriminatoire (7% de 25 à 34 ans, 10% de 35 à 44 ans, 15% de 45 à 54 ans et 18% au-delà de 55 ans), est le premier élément cité pour expliquer la difficulté de conserver ou trouver un emploi.

C’est pourquoi je m’engage à :

Inciter les entreprises à investir dans la formation continue et les bilans de carrière afin de lutter contre la déqualification des travailleurs plus âgés

Réformer le système LPP afin que les travailleurs âgés ne soient pas discriminés sur le marché du travail.

1.2

Pour lutter contre le chômage des jeunes

Une entrée réussie des jeunes sur le marché du travail est primordiale pour qu’ils puissent faire fructifier les connaissances acquises lors de leur formation. Trop souvent, l’accès du marché du travail des jeunes est semé d’embuches car les entreprises réclament de plus en plus de personnel spécialisé déjà formé et expérimenté, avantages que les jeunes bien entendu ne peuvent encore offrir.

C’est pourquoi je m’engage à :

Renforcer davantage l’interaction entre les secteurs étatiques et économiques par la promotion de places d’apprentissage et pour offrir une formation professionnelle aux jeunes ou les aider à s’intégrer sur le marché du travail avant la fin d’une formation initiale

Promouvoir l’emploi dans les branches innovantes à potentiel d’emplois élevé grâce au pôle technologique (HEVS/EPFL) prometteur pour la création de start-ups génératrices d’emplois pour des jeunes sortant de ces hautes écoles.

1.3

Pour assurer une meilleure conciliation vie familiale et vie professionnelle

Le modèle d’activité le plus répandu pour les couples avec enfants est celui de l’homme qui travaille à plein temps et de la femme à temps partiel. Pour cette dernière, ce sont l’âge de l’enfant et la situation de la famille qui déterminent le taux d’activité professionnelle. Une tendance se confirme, la femme avec un niveau d’étude tertiaire reprendra plus facilement une activité partielle après la naissance du premier enfant. Quant aux couples sans enfant, la plupart des deux partenaires travaillent à plein temps.

Lorsqu’il y a un enfant, la femme reste principalement chargée des tâches domestiques. Par exemple, dans 80% des cas c’est la mère qui reste à la maison lorsque l’enfant est malade. L’homme est globalement plus traditionaliste même si le partage des tâches évolue lentement avec les générations de parents plus jeunes. Le modèle des deux parents à temps partiel est souvent évoqué comme idéal, il n’est une réalité que pour 9% des couples avec enfants.

En fin de compte, les pères consacrent plus de temps au travail rémunéré et les mères au travail domestique et à la famille. En moyenne, une femme y consacre 70 heures par semaine lorsque l’enfant est âgé entre 0 à 3 ans. Parallèlement le travail de care est davantage exercé par les femmes à partir de 50 ans, surtout lorsqu’elles sont inoccupées ou qu’elles travaillent à temps partiel.

Les familles monoparentales sont toujours les plus touchées par la pauvreté, et de plus en plus de familles n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Le taux de pauvreté chez les femmes augmente par rapport à celui des hommes avec au final un risque d’exclusion.

Malgré le fait que le besoin d’intervenir dans le domaine de la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle est reconnu par les pouvoirs publics, la situation n’est pas idéale. L’accueil extrafamilial des enfants demande à être étendu. Il faut également alléger les charges des familles en modifiant l’imposition fiscale et en supprimant les effets dissuasifs sur l’emploi.
Il ne faut pas oublier que la politique familiale ne doit pas s’adresser à un unique modèle familial mais tenir compte de la réalité des familles du 21ème siècle.

Un déséquilibre entre vie familiale et professionnelle peut avoir un impact sur le niveau de satisfaction au travail, sur la productivité et sur la performance. Le monde du travail se doit d’offrir des conditions-cadre favorables à la vie de famille, tout particulièrement aux femmes à leur retour de congé maternité.

En Suisse, si 65% des femmes reprennent leur travail durant l’année qui suit la naissance de leur bébé, seulement 34% d’entre elles le font dès la fin du congé maternité légal. Plus de la moitié de ces nouvelles mères retourneront au travail après six mois ; quant aux autres, elles reprendront progressivement jusqu’à la première bougie de leur enfant. Alors qu’une femme sur dix est licenciée après un congé maternité.

C’est pourquoi je m’engage à :

Une meilleure prise en charge des proches (enfants et personnes âgées) afin de favoriser la conciliation entre vie privée et professionnelle

Une instauration de congés payés adéquats (congé paternité, de soins) dans le but de faciliter la tâche des parents qui travaillent

Supprimer l’inégalité fiscale qui frappe les couples mariés et les partenaires enregistrés

Ce que les femmes ne soient pas discriminées à leur retour de congé maternité (licenciement, perte de responsabilités).

Carole Furrer © 2019 / info@carolefurrer.ch